Le terme anglais « coach » vient du français « cocher », lequel est né lui-même du hongrois « kocsis ». Le kocsis ou cocher était celui qui, à l’aide de son « coche », « grande voiture tirée par des chevaux », conduisait une personne d’un point A à un point B.

Il est intéressant de noter que le cocher ne choisissait pas la destination de ses voyageurs, mais les aidait à l’atteindre, leur en donnait les moyens.

Dans son acceptation actuelle, le « coach » est celui qui guide les individus, qui les aide à développer leur potentiel et à atteindre leurs objectifs tout en conservant leur autonomie.

Nous vous proposons aujourd’hui de faire un point, ensemble, sur ce qu’est réellement le coaching.

Le coaching en quelques mots

Le coaching professionnel est un suivi étroit d’une personne sur une période définie. L’objectif du coaching est d’obtenir des résultats concrets, applicables et durables dans la vie professionnelle.

Les séances sont de véritables accompagnements personnalisés, pendant lesquels le coach mise sur les forces et valeurs du coaché afin d’en libérer le potentiel. Le coaché progresse, atteint ses objectifs et se surpasse dans ses interactions avec le coach. Au fil des séances, le coaché améliore ses connaissances, ses compétences et ses performances. Ainsi, le coaching apporte du savoir-être, du savoir-faire, étend les limites et aide le coaché à prendre du recul sur sa situation.

Une séance dure entre 1 et 2 heures. Elle débute par l’expression du regard du coaché sur la situation actuellement vécue. Ce dernier exprime aussi son objectif et les freins qui l’empêchent de l’atteindre. Par le dialogue, il entrevoit les solutions qu’il peut mettre en place pour débloquer sa situation, les ressources et les moyens dont il dispose pour y arriver. Il établit, avec l’aide du coach, une stratégie et un plan d’action.

La métaphore de l’arbre fruitier

Le coaching n’est ni une réponse miracle, ni une solution clé en main. Le coaching aide les personnes en demande à trouver des solutions, par elles-mêmes, sur le long terme, à travers un dialogue avec le coach, qui est en fait une découverte du potentiel du coaché. Le coaching est une révélation, ce qui signifie que le coaché dispose déjà des ressources nécessaires, en lui pour surmonter sa problématique.

La métaphore de l’arbre fruitier retranscrit cette idée. Les fruits de l’arbre sont les bénéfices attendus des actions menées. Les branches représentent les éléments supports, ces mêmes actions menées qui permettent d’obtenir les bénéfices attendus. Quant aux racines, elles sont les ressources nécessaires pour faire grandir et grossir les fruits de l’arbre, c’est-à-dire nos capacités, les moyens dont nous disposons pour accomplir nos actions. Pour obtenir certains fruits, nous avons besoin de faire croître nos ressources. Le coach est celui qui apporte l’aide nécessaire à la personne pour qu’elle découvre ce qui lui maque et ce qu’elle doit accomplir pour parvenir à son but. Le coach arrive à ce résultat par une série de questionnements qui fait émerger la prise de conscience.

Ce que pense le coach

Le coach a entièrement confiance en son client qui a toutes les compétences pour résoudre sa problématique. Le coach sait que le client est le seul spécialiste de sa situation, de sa vie et du contexte dans lequel il évolue. Le coach ne donne pas de solutions aux clients mais s’applique à les faire émerger de ce dernier.

Exemple : Jeannette et la gestion des conflits

Jeannette craint qu’un conflit n’éclate entre deux collaborateurs, Robert et Roger. Elle se trouve dans une situation délicate mais tente d’apaiser les tensions en écoutant, à tour de rôle, Robert et Roger se plaindre du l’un et de l’autre et des erreurs qu’ils ont commis l’un et l’autre. Malgré ses efforts, elle sent que la situation ne s’arrange pas, au contraire, et ne sait plus quoi faire

Jeannette décide de faire appel à un coach, elle lui explique sa situation et formule sa demande.

Le travail du coach est d’aider Jeannette à envisager la situation sous des angles différents :

  • Les émotions que la situation provoque en elle
  • Les actions qu’elle a entreprises ou qu’elle entreprend encore
  • Les actions qu’elle n’a pas osées entreprendre ou qu’elle n’ose pas encore entreprendre
  • Les valeurs qu’elle véhicule dans la gestion de la situation
  • Les limites auxquelles elle est confrontée dans cette situation

Au cours de cette phase de dévoilement et de questionnement, Jeannette découvre et comprend qu’elle a peur du conflit, et plus précisément de la gestion des conflits. Le coach est là pour l’aider à dépasser cette peur.

Au fil des séances, le coach amène Jeannette à s’apercevoir qu’elle a peur des conflits et de leur gestion car elle n’a jamais su les aborder et les résoudre, et c’est là le premier conflit auquel elle est confrontée. Le coach l’aide alors à identifier ce dont elle a besoin pour apprendre rapidement à gérer les conflits et surtout à savoir passer de la théorie à la pratique.

Après quelques temps, Jeannette revient voir le coach et, ensemble, ils analysent les résultats obtenus.

De manière générale, il faut de 3 à 10 séances pour atteindre les objectifs du client.

Les courants de pensée du coaching

Abordons à présent les différents courants de pensée qui constituent le monde du coaching.

La Programmation Neuro-Linguistique (PNL) : concept de la communication et du changement basé sur la structure de l’expérience subjective

La PNL a été imaginée en 1972 par John Grinder, professeur de linguistique, et Richard Bandler, mathématicien et psychothérapeute.

La PNL est un ensemble de techniques de communication et de transformation de soi qui propose avant tout de mobiliser les ressources de l’inconscient. Ce dernier est constitué d’expériences oubliées, de connaissances inexploitées, de compétences insoupçonnées qui veulent faire surface. Ces ressources de l’inconscient constituent la « boite à outils » du patient qui va l’aider à atteindre ses objectifs.

L’analyse transactionnelle (AT) : théorie du comportement basée sur l’étude des attitudes des individus

L’AT a été imaginée en 1956 par le psychiatre Éric Berne.

Elle consiste en un examen de nos échanges avec notre entourage selon les trois facettes de notre personnalité : l’enfant, le parent ou l’adulte. Ces trois états coexistent dans un même être et s’extériorisent indépendamment en fonction du contexte et des circonstances. L’AT a pour but de fournir un diagnostic au patient, lui dire dans quel état de son « moi » il se situe, afin qu’à terme, il utilise ses différentes personnalités de manière appropriée et autonome.

Les attitudes d’écoute de Porter : théorie de la personnalité basée sur l’étude des comportements

Cette théorie a été imaginée dans les années 1950 par le psychologue Elias Porter.

Elle met en évidence une typologie de 6 attitudes d’écoute plus ou moins naturelles et spontanées en fonction des personnes et du contexte. Elle permet de déterminer la qualité et le style d’écoute de n’importe quel échange.

Ces 6 attitudes sont les suivantes :

  • Evaluation ou jugement
  • Interprétation ou art de l’herméneutique
  • Soutien ou relation d’aide
  • Investigation ou enquête
  • « Orientée solutions »
  • Compréhension ou empathie

Dans Le développement de la personne, Carl Rogers, collaborateur d’Elias Porter, a écrit :

« Nous avons établi que le thérapeute a le maximum d’efficacité s’il est :

  • sincère, intégré, d’une réalité transparente totale dans ses rapports avec le client ;
  • s’il accepte celui-ci comme une personne indépendante et différente et accepte aussi tous ses aspects changeants au fur et à mesure qu’ils trouvent leur mode d’expression ;
  • s’il manifeste une empathie totale dans la compréhension qu’il a de lui, c’est-à-dire s’il voit le monde par les yeux de son client. »

L’école de Palo Alto : théorie de la communication et de la relation entre individus basée sur une approche systémique

L’école de Palo Alto désigne un groupe d’hommes qui ont travaillé ensemble dans les années 1950 autour de la théorie de la communication et de la relation entre les individus. Parmi eux, on compte un zoologue, anthropologue et ethnologue, Grégory Bateson, des mathématiciens, Norbert Wierner et John Von Neuman, ainsi qu’un biologiste, Ludwig Von Bertalauffy.

L’école de Palo Alto a pour postulat : « Il est impossible de ne pas communiquer ». En effet, la communication est liée au comportement des individus, or, il n’y a pas de « non-comportement », on ne fait jamais « rien », de fait, la communication est permanente.

Cette école suit quatre grands principes :

  • Il existe deux niveaux de sens dans un message, l’information ou le contenu et la relation entre les individus qui permettent d’éviter les confusions et malentendus
  • La communication d’un message est duale, digitale ou analogique
  • La ponctuation des échanges est importante, tel le regard que chacun porte sur le comportement de l’autre maintenant le système relationnel en équilibre
  • La métacommunication est un phénomène récurrent qui facilite la compréhension entre individus

La théorie de Jakobson : théorie de la communication basée sur le décodage des messages

Cette théorie a été imaginée en 1960 par le linguiste Roman Jakobson.

Elle est la constatation de la différence qui peut exister entre le message émis et le message reçu. Le message, qui est initialement pensé, codé et exprimé par l’émetteur, passe par un « canal » et est perturbé par des « bruits », avant d’arriver au récepteur, qui le reçoit, le décode puis le comprend à sa manière. S’il y a trop de « bruits », le message ne passe pas et la communication ne peut s’établir.

Il faut alors procéder à une reformulation, simple, synthétique ou abusive, afin de sauver l’échange.

La théorie de Maslow : théorie de la communication fondée sur la hiérarchisation des besoins de l’individu

Cette théorie a été imaginée en 1954 par Abraham Maslow.

Elle classe les besoins humains par ordre d’importance sur 5 niveaux : le besoin physiologique, le besoin de sécurité, le besoin d’appartenance, le besoin d’estime et le besoin de s’accomplir.

Les motivations d’une personne résultent de l’insatisfaction de certains de ces besoins. En outre, on ne peut agir sur ses besoins supérieurs qu’à condition que les besoins primaires soient satisfaits.

Les niveaux logiques de Dilts : procédure fondée sur les niveaux logiques de pensée permettant de modéliser le contexte de fonctionnement se rapportant au problème donné

Cette procédure a été imaginée par Robert Dilts.

Elle est basée sur l’idée que nous sommes psychologiquement organisés en niveaux logiques qui influent les uns sur les autres de manière hiérarchique. Ces niveaux sont au nombre de 6 : l’environnement, le comportement, les capacités, les croyances ou valeurs, l’identité et le sens. Chacun des niveaux cerne toujours plus précisément les personnes.

L’idée est que l’équilibre de la vie humaine repose sur l’alignement de tous les niveaux logiques. Cet alignement résulte en un état et un comportement cohérent. Un problème d’alignement chez une personne perturbe toute sa vie et ses émotions et l’empêche de s’épanouir.

La méthode Gordon : méthode basée sur les besoins de l’individu et le principe d’une communication non-violente

Cette méthode a été imaginée dans les années 1950 par le docteur Thomas Gordon.

Elle se base sur un postulat simple, celui de la satisfaction mutuelle des besoins – en cela elle peut faire référence aux besoins de la pyramide de Maslow.

Pour cela, elle s’appuie sur deux outils : le « message-je » et l’écoute active. Le message efficace est celui qui dit « je » et qui exprime les émotions de celui qui parle à celui qui l’écoute et les faits auxquels elles se rapportent. Cela permet de faciliter la communication et la compréhension entre les deux interlocuteurs. L’écoute efficace est celle qui entend et reconnaît les sentiments et besoins de l’autre.

Dans ce cadre, la communication est saine et adaptée.

Conclusion

Le coaching est une aide personnalisée passant par le dialogue entre un coach et un coaché ayant pour unique objectif la prise de conscience de ce dernier de ses propres capacités. Le seul véritable acteur de cette émergence est le coaché qui dispose, en lui-même, de sa propre solution.

Pour en savoir plus sur le coaching, contactez-nous !

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