Le coaching Agile a pour caractéristique d’être ouvert à une grande variété d’approche et d’outils. Ces approches et outils s’appuient sur des modèles qui peuvent être combinés ou intégré. Malheureusement, les approches de coaching agile, a contrario des approches utilisées en coaching professionnel et personnel, ne suivent pas et ne respectent pas une même démarche. Ces approches peuvent être apparentées à du coaching au travers d’un processus « Problem Solving » ou « Solution Focus ». Elle nécessite dans les meilleurs cas des compétences de facilitation et de coaching. Posture de coach agile se résume souvent à une posture de conseiller et de formateur. Et dans des cas exceptionnels, le coach agile se retrouve en position de mentor, de leader ou de manager.

Dès lors que la démarche entreprise par le coach Agile produit un effet positif, le coach agile agit de façons professionnelles.

Ce métier n’est pas un métier facile. Le coach agile rencontre souvent des problèmes dans sa pratique issue de surprises et d’imprévus. Celles-ci viennent déjouer ses attentes et ses hypothèses, et par conséquent, l’amène à se questionner sur ses pratiques et ses outils, même les mieux rodés.

Définition de la supervision

La supervision est l’interaction qui survient quand un coach Agile vient parler de son expérience professionnelle à un superviseur. Le coach et le superviseur engagent une co-élaboration de réflexion sur son travail en vue de le faire mieux. Cette supervision prend différentes formes et utilise diverses approches. C’est un processus conversationnel qui permet au coach agile supervisé de gérer son apprentissage et son développement afin d’améliorer sa pratique.

La supervision est d’abord une affaire de place, de distance et non de compétence supposée supérieures ou de savant. Le superviseur n’est pas directement impliqué dans l’interaction avec le client, le coaché ou l’équipe coachée. C’est pour cela qu’il peut avoir un regard différent du coach agile supervisé sur la situation et l’accompagner dans son développement.

La parité entre le superviseur et le supervisé

Le coach agile a la libre appréciation sur son propre perfectionnement, de ses besoins et des moyens d’y répondre. Il apporte lors de la séance une problématique pouvant porter sur une question d’éthique, de morale, de déontologie ou un problème d’ordre technique ou conceptuel. La réflexion portera sur la situation actuelle vécue par le coach qui le touche et qui l’affecte.

Le superviseur est bienveillant mais pas aveugle et complaisant. Il fait confronter les situations vécues au coach supervisé. Le superviseur amène le coach agile à s’interroger sur ce qui est à l’œuvre dans l’accompagnement au moment où cela se passe.

Les valeurs et les principes du coach agile supervisé peuvent interférer dans l’accomplissement et la réussite de l’équipe accompagnée. Ils amènent parfois une cécité par l’influence de ses interprétations de la situation. Le superviseur va aider le coach agile à lever cette cécité pour réinterpréter les faits afin de construire une nouvelle réponse à exploiter dans le cadre de l’exercice de sa profession.

Différentes perceptions de la supervision

La supervision peut parfois revêtir une forme particulière du tutorat/mentorat par du partage de savoir et d’expériences. Cependant, la parité entre le superviseur et le supervisé est toujours présente. Il en résulte que le superviseur est parfois amené à donner un conseil, par petite touche. Il ne retire en rien la responsabilité de décision du coach. Et, il reste à l’écoute des difficultés et souffrances éprouvées par celui-ci dans l’exercice de sa profession.

Pour finir, la supervision peut être vue comme une forme de formation en continu portant sur son développement personnel et de ses affaires.

Pour résumer, elle aide à structurer sa propre démarche d’accompagnement et de surpasser ses difficultés du moment.

Convaincu par la supervision ? 

 

Vous avez aimé ce billet ? Vous souhaitez recevoir chaque nouveau billet dans votre messagerie ? Histoire de Réussir